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Robot tondeuse sans fil Mammotion : guide complet de la gamme 2026

Trois séries, deux philosophies de châssis et une correction satellite qui arrive par le réseau : ce que Mammotion fabrique en robot tondeuse sans fil périphérique, quel modèle prendre de 600 à 3 000 m², ce que la marque facture en pièces et en extension de garantie, et ce qui se passe quand la machine s'arrête un samedi.

Par Antoine

Mammotion en chiffres

2016

année de création, à Shenzhen

30+

pays où la marque est distribuée

3 ans

garantie des séries 2025-2026, batterie comprise

900+

brevets déclarés par la marque

La gamme Mammotion en un tableau

ModèleSurfacePenteRepérageCoupePrixFiche
Mammotion LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR 1 500 m²80 %LiDAR (360° x 49°, portée 61 m, double caméra IA)20 cm 1 699 € Voir l'avis →
Mammotion LUBA 3 AWD 3000 3 000 m²80 %LiDAR (360° x 59°, portée 70 m, NetRTK et double caméra IA)40 cm 2 699 € Voir l'avis →
Mammotion YUKA mini 2 800 LiDAR 800 m²45 %LiDAR (360° x 45°, portée 60 m, double caméra IA et correction NetRTK)19 cm 849 € Voir l'avis →

Plus de 900 brevets déclarés en dix ans d’existence : Mammotion revendique la première place mondiale du robot tondeuse sans fil périphérique, sur la foi d’une étude du cabinet Frost & Sullivan qu’elle cite en bas de sa page d’accueil.

La société est née à Shenzhen en 2016. Elle vend aujourd’hui trois séries en Europe, et la frontière entre elles ne passe pas par le prix. Les LUBA roulent sur quatre roues motrices et grimpent à 80 % de pente. Les YUKA se contentent de deux roues motrices arrière et de 45 %. Le poids, la largeur de coupe, la surface conseillée et la facture découlent de ce choix de châssis.

Trois de ces machines sont au catalogue de ce site, de 849 € à 2 699 €, prix relevés le 13 septembre 2026. Pas de test physique en laboratoire ici : ce qui suit croise les caractéristiques publiées par Mammotion, ses conditions de garantie, sa boutique de pièces et les relevés de nos fiches.

Ce qui fait un robot tondeuse sans fil Mammotion

La signature de la marque tient d’abord à la correction satellite sans station de référence. Sur un robot RTK classique, vous plantez une antenne au fond du jardin, à 2 m au moins des murs et des arbres, et vous l’alimentez. Mammotion la remplace par son service iNavi : la correction centimétrique arrive par la 4G du robot ou par le Wi-Fi de la maison. La marque annonce ce service gratuit pour la durée de vie du produit. Rien à sceller, rien à orienter vers le ciel, rien à déplacer quand vous refaites la terrasse.

Vient l’empilement de capteurs que Mammotion appelle Tri-Fusion sur le LUBA 3 : un LiDAR 360° de 70 m de portée, la correction NetRTK et deux caméras qui reconnaissent plus de 300 obstacles. Chacun couvre le point faible du précédent. Le laser mesure des distances, donc il travaille sous les arbres, le long d’un pignon et à 23 h, là où un signal satellite décroche. Les caméras, elles, identifient ce que le laser voit sans le comprendre.

Le reste tient au châssis. Les quatre roues motrices des LUBA sont annoncées à 80 % de pente, soit 38,6°. Un seul robot du catalogue fait mieux, le Segway Navimow X420, à 84 % et 28,8 kg sur la balance. Les roues à crampons se paient en revanche sur sol détrempé : elles marquent le gazon dans les demi-tours.

Reste ce que Mammotion ne réussit pas. Les deux minis coupent 19 et 20 cm, une largeur de robot d’entrée de gamme sur des machines vendues bien plus cher, et le rendement s’en ressent. La marque le compense en partie par un disque de bordure déporté, qui tond jusqu’à 5 cm d’un mur sur le LUBA mini 2.

Quel Mammotion pour votre terrain, en trois paliers

Jusqu’à 600 m², encombré, sans vraie pente

Le YUKA mini 2 800 LiDAR, relevé à 849 €, est le LiDAR le moins cher de la marque. Il pèse 10,9 kg, coupe 19 cm, passe 45 % de pente, et son dôme laser voit à 60 m. Sur 300 à 500 m² coupés de massifs et d’allées, il a fini son tour avant midi. Les 800 m² de son nom ne tiennent qu’en tonte quotidienne, à raison de quatorze heures pour un passage complet, recharges comprises.

Attention au nom : deux robots distincts s’appellent YUKA mini 2 800, et celui à caméras seules n’a pas le dôme.

De 600 à 1 200 m², ou dès qu’il y a un talus

Le LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR, à 1 699 €, est le premier quatre roues motrices de la gamme. Il passe 80 % de pente, se repère sans aucune antenne, et son disque de bordure fixe de 12 cm laisse peu de travail au coupe-bordure. Sa limite est sa largeur de coupe : 20 cm, soit 101 à 152 m² à l’heure selon les relevés publiés. Les 1 500 m² annoncés supposent une tonte quotidienne quasi continue. Au-delà de 1 200 m², il tourne sans jamais rattraper son retard.

Au-delà de 1 500 m², avec du relief

Le LUBA 3 AWD 3000, à 2 699 €, coupe 40 cm sur deux disques et abat 500 m² à l’heure. C’est le double d’un robot de 20 cm. Un terrain de 2 000 m² se tond en quatre heures et une recharge ; les 3 000 m² du nom demandent une journée entière, tous les jours.

Sous 300 m², aucun de ces trois modèles n’est à sa place. La marque descend plus bas avec le YUKA mini 2 500, que nous n’avons pas retenu ; sur une pelouse de cette taille, le YUKA mini 2 800 LiDAR est surdimensionné, et son prix le dit.

Ce qui s’ajoute à un Mammotion, et ce qui ne s’ajoute pas

Une surface conseillée n’est pas un réglage, et c’est l’erreur qui coûte le plus cher chez cette marque. Le LUBA 3 AWD existe en 1 500, 3 000 et 5 000 m², et ces trois références sont trois machines : le 1500 se passe de correction NetRTK, le 5000 embarque une batterie de 15 Ah annoncée à 215 minutes. Aucune mise à jour ne fait passer l’une pour l’autre. Le choix se fait une fois, à l’achat.

Le catalogue de pièces, lui, est plutôt fourni pour une marque de dix ans. Le module 4G se vend séparément à 99 € pour le YUKA mini 2, le kit de ramassage de la série YUKA à 699 €, un abri à partir de 119 €, une batterie de rechange à 159 ou 219 € selon le châssis, une station de charge à 229 ou 279 €.

Le LUBA 3 AWD 3000 ne rentre pas sous un abri taillé pour les minis : voir notre fiche du Garage mini de Mammotion pour les cotes exactes.

Le service 4G se loue : 19,90 € le trimestre ou 49,90 € l’année, une fois les trois années incluses écoulées. Le robot tond sans, en Bluetooth ou par le Wi-Fi de la maison. Vous perdez le pilotage à distance et la vidéo du jardin, pas la tonte.

Notre avis sur le LUBA 3 AWD 3000, le porte-drapeau

C’est la machine que Mammotion met en avant, et elle tient ses promesses sur un point précis : le terrain difficile. Quatre roues motrices, 80 % de pente, 40 cm de coupe, un LiDAR protégé par un capot en alliage, des phares pour tondre de nuit et un mode qui ralentit la machine quand la faune sort. Le module 4G est intégré, avec trois ans de service. Le magazine allemand CHIP l’a désigné meilleur de son comparatif de 23 robots tondeuses en avril 2026.

Ce qui va moins bien se nomme aussi. Les bordures restent à une dizaine de centimètres, quand le petit LUBA mini 2, quatre fois moins cher, descend à cinq. La carte se retouche mal une fois tracée : un contour raté se refait en entier. Comptez 19 kg et 69 cm de long, ce qui exclut la plupart des abris universels, et 70 dB annoncés, le plus bruyant des trois.

Nous le recommandons entre 1 500 et 2 500 m² de terrain vallonné. Sur une pelouse plate de moins de 1 000 m², la moitié de la facture paie des capacités qui ne serviront jamais. Le détail des relevés est dans notre fiche du LUBA 3 AWD 3000.

Mammotion face à Segway, Ecovacs, Dreame et Worx

À surface égale, Mammotion est cher. Le Dreame A2 annonce les mêmes 3 000 m² en tonte quotidienne, avec un LiDAR sans antenne, pour 1 199 €. L’Ecovacs GOAT A3000 LiDAR PRO les annonce pour 2 299 €. Le LUBA 3 AWD 3000 en demande 2 699 €. L’écart se lit dans deux chiffres que les concurrents ne tiennent pas : 50 % de pente et 22 cm de coupe chez Dreame, 50 % et 33 cm chez Ecovacs, contre 80 % et 40 cm.

Personne ne suit sur le relief, à l’exception de Segway et de son Navimow X420, annoncé à 84 %. En finition de bordure, en revanche, Ecovacs passe devant avec un coupe-bordures intégré que Mammotion n’a nulle part. Et Worx casse le prix d’entrée avec ses Landroid Vision à caméra seule, au prix d’une navigation qui se perd bien plus souvent.

La garantie est le point où Mammotion domine le lot : trois ans batterie comprise, là où Dreame descend à deux ans chez la plupart des revendeurs, où Ecovacs limite la batterie à deux ans, et où Worx demande d’enregistrer le robot sous 30 jours pour passer de deux à trois. Le service après-vente raconte l’histoire inverse.

Le temps qu’un Mammotion passe vraiment sur un terrain

TerrainYUKA mini 2 800 LiDARLUBA mini 2 AWD 1500LUBA 3 AWD 3000
300 m² degages4 h 55, une recharge2 h 20, sans recharge35 min, sans recharge
600 m² avec massifs9 h 50, deux recharges7 h 10, une recharge1 h 10, sans recharge
1 000 m² arboreshors gabarit12 h 40, deux recharges2 h, sans recharge
2 000 m² en pentehors gabarithors gabarit6 h, une recharge

Ces durées se déduisent des rendements et des temps de recharge publiés, pour un passage complet, tondeuse à l’arrêt pendant les recharges. Elles expliquent pourquoi une surface conseillée par un constructeur suppose toujours une tonte quotidienne : le robot ne rattrape jamais trois jours d’arrêt. Pour votre terrain, le calculateur donne le chiffre en trente secondes.

Garantie, pièces détachées et SAV : ce qui se passe en cas de panne

Personne ne lit les conditions de garantie avant de payer 2 699 €. Elles se signent pourtant avec une société allemande, Mammotion Technik GmbH, domiciliée Monschauer Straße 1 à Düsseldorf : c’est elle que vous opposez à un défaut, et le droit européen s’applique.

La garantie est excellente sur le papier. Les séries LUBA 3 AWD, LUBA mini 2 AWD et YUKA mini 2 portent trois ans sur tout : batterie, moteurs, LiDAR, module de vision, carte électronique et station de charge sont dans la même colonne du tableau officiel. Les séries antérieures, LUBA 2 AWD et YUKA 2024, s’arrêtent à un an, avec deux ans sur la seule batterie. La différence vaut la peine d’être vérifiée sur une fin de série soldée.

Les exclusions méritent une lecture. Lames, disques de coupe, pneus, câbles de charge et bacs de ramassage sont des pièces d’usure : Mammotion ne les remplace gratuitement que dans les 30 jours suivant l’achat. Changer soi-même un moteur de roue sans l’accord du constructeur fait tomber la garantie sur cette pièce, et une réparation confiée à quelqu’un d’autre qu’un revendeur agréé exclut le défaut. La couverture ne vaut par ailleurs que dans la zone où le produit a été vendu officiellement, ce qui condamne les bonnes affaires trouvées hors de l’Union européenne.

Le service après-vente est le point faible, et il l’est pour une raison géographique. Mammotion revendique des centres de service aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie. Pas en France. Sa page de service annonce un partenaire local « bientôt », et rien d’autre. Depuis la France, trois portes : le chat du site, ouvert en continu, l’adresse [email protected] et la ligne (+49) 800-321-1400, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, en allemand ou en anglais. Si vous avez acheté chez un revendeur, la procédure officielle vous renvoie d’abord vers lui. Pour une machine à 2 699 € que vous garderez cinq ans, c’est un vrai paramètre.

En cas de panne non résolue à distance, le robot part en colis vers la station de service que le service client désigne, dans son carton d’origine ou dans un emballage équivalent.

Le piège Gardez le carton d'origine et ses cales. La procédure de garantie réclame le colis complet, aucun atelier français ne prend la machine en direct, et un LUBA 3 AWD mesure 69 cm de long pour 19 kg : trouver un emballage équivalent trois ans plus tard coûte une demi-journée.

Les pièces, au moins, sont disponibles et affichées, ce qui n’est pas si courant. Une batterie coûte 159 ou 219 € selon le châssis, une station de charge 229 ou 279 €, un disque de coupe 49 à 69 €, un jeu de 24 lames 55 €, un disque de bordure 29 €. Une extension de garantie d’un an se vend 79 € sur le YUKA mini 2 800 LiDAR, 159 € sur le LUBA mini 2 AWD 1500 et 219 € sur le LUBA 3 AWD 3000. Rapportée au prix des machines, elle tourne entre 8 et 9 % par année supplémentaire, quelle que soit la série.

Questions fréquentes sur Mammotion

Où sont fabriqués les robots tondeuses Mammotion ?

En Chine. Mammotion est une société de Shenzhen fondée en 2016, et la conception comme la production restent là-bas. L'entité qui porte la garantie pour l'Europe est en revanche allemande : Mammotion Technik GmbH, Monschauer Str. 1, 40549 Düsseldorf. C'est elle que vous opposez à un défaut, et c'est le droit européen qui s'applique. La marque déclare plus de 900 brevets et une distribution dans plus de 30 pays.

Quelle est la garantie d'un robot tondeuse Mammotion ?

Trois ans sur les séries actuelles, et ce sont trois ans pleins : batterie, moteurs, LiDAR, module de vision, carte électronique et station de charge figurent tous dans la même colonne du tableau officiel. Les séries antérieures s'arrêtent à un an, avec deux ans sur la seule batterie, ce qui vaut la peine d'être vérifié sur une fin de série soldée. Les pièces d'usure restent hors garantie : lames, disques de coupe, pneus, câbles de charge et bacs de ramassage ne sont remplacés gratuitement que dans les 30 jours suivant l'achat.

Existe-t-il un SAV Mammotion en France ?

Pas de centre de service, non. La marque en revendique aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie ; sa page de service annonce un partenaire local « bientôt » pour les autres pays. Depuis la France, vous passez par le chat du site, ouvert en continu, par [email protected], ou par la ligne (+49) 800-321-1400, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, en allemand ou en anglais. Si vous avez acheté chez un revendeur, la procédure officielle vous demande de commencer par lui.

Faut-il payer un abonnement pour un robot tondeuse Mammotion ?

Pas pour tondre. Le positionnement passe par le service iNavi, que Mammotion annonce gratuit pour la durée de vie du produit, sans station de référence à planter. Le module 4G est autre chose : il arrive avec trois ans de données incluses sur les modèles qui l'intègrent, puis le service revient à 49,90 € par an ou 19,90 € le trimestre. Sans lui, le robot continue de tondre, commandé en Bluetooth ou par le Wi-Fi de la maison ; vous perdez le pilotage à distance et la vidéo du jardin.

Peut-on faire passer un LUBA 3 AWD 1500 en 3000 ?

Non. Chez Mammotion, une surface conseillée est une référence commerciale, pas un réglage. Le LUBA 3 AWD 1500 se repère au LiDAR et aux caméras seuls, sans correction NetRTK ; le 3000 l'ajoute, et le 5000 embarque en plus une batterie de 15 Ah annoncée à 215 minutes. Rien de tout cela ne se débloque après coup, ni par l'application, ni par une clé payante. Le choix de la déclinaison se fait une fois, au moment de l'achat.

Quel Mammotion choisir pour un terrain en pente ?

Un LUBA, sans hésiter : ce sont les seuls à quatre roues motrices, annoncés à 80 % de pente, soit 38,6°. Les YUKA s'arrêtent à 45 %, soit 24°, avec deux roues motrices arrière qui patinent au-delà. Sur un talus de jardin courant, la différence est nette dès la première montée mouillée. Le LUBA mini 2 AWD 1500 LiDAR est le moins cher des quatre roues motrices de notre catalogue, à 1 699 €.

Les batteries Mammotion sont-elles interchangeables d'un modèle à l'autre ?

Partiellement, et par familles de châssis. La boutique européenne vend une batterie commune au LUBA mini 1500, au YUKA mini 800 et au LUBA mini AWD LiDAR, à 219 €, et une autre pour les YUKA mini 500 et 600, à 159 €. Un LUBA 3 ne partage rien avec un YUKA mini. Vérifiez la référence sur la fiche de la pièce avant de commander : les séries se ressemblent de nom, pas de connectique.

Les fiches Mammotion