Robot tondeuse qui ne retourne pas à la station : 4 causes fréquentes
Sur un robot sans fil périphérique, la station n'émet aucun signal à suivre : le robot vise une coordonnée mémorisée. Déplacez la base de vingt centimètres sans le déclarer dans l'application, et il ira se poser sur l'herbe à côté. Trois des quatre causes se règlent sans outil.
Sur un robot sans fil périphérique, la station n’émet aucun signal à suivre. Le robot vise une coordonnée mémorisée : il connaît la position de sa base au centimètre, et il roule dessus. Déplacez la station de vingt centimètres sans le déclarer dans l’application, et il ira se poser sur l’herbe, à côté. Trois des quatre causes ci-dessous se règlent sans outil. La quatrième est une pièce d’usure.
Le diagnostic en cinq minutes
- L’application signale un déplacement, ou vous avez bougé la base, son abri ou le mât depuis la dernière tonte ? La carte du jardin n’a pas suivi.
- Le robot arrive jusqu’à la station, se présente, puis repart sans que le voyant passe à la charge ? Le repère d’accostage est encrassé.
- Il s’arrête toujours au même endroit, devant un portillon ou l’entrée d’une bande étroite ? Sortez le mètre ruban.
- Il rentrait sans faute il y a deux saisons, et il s’immobilise dans l’herbe avec 10 à 20 % affichés ? La batterie n’a plus la réserve du trajet.
- Rien de tout cela, et les arrêts tombent à des endroits différents, sans message ? C’est le seul cas qui désigne une panne.
Le robot ne cherche pas la même chose selon son repérage.
| Repérage | Ce qu’il vise pour rentrer | Ce qui le fait échouer |
|---|---|---|
| GPS RTK | la coordonnée de sa base, au centimètre | position retombée en FLOAT, antenne bougée |
| LiDAR | la carte relevée au scanner | décor changé, passage refermé |
| Caméra | le code QR imprimé sur la station | code sale, décoloré, masqué |
La station a bougé, et la carte du jardin ne le sait pas
La carte de votre pelouse est enregistrée dans un repère dont l’origine est la station et, sur les modèles RTK, l’antenne de référence. Le robot roule vers une coordonnée mémorisée, à 2 cm près tant que le positionnement reste en FIX. Un coup de pied dans la base, un pied d’antenne qu’on redresse, et le point visé n’est plus le bon.
L’application l’annonce en général d’elle-même. Sans ce message, regardez l’indicateur de positionnement à l’endroit exact où le robot s’arrête : en FIX la position est centimétrique, en FLOAT ou en GPS simple elle se compte en mètres, et la station est manquée de loin.
Chez Segway, la correction se déclare par Paramètres > Tondeuse > Entretien et outils > Déplacer la station de charge. Reposez ensuite la base selon les règles du constructeur : 2 m dégagés devant, 0,5 m de chaque côté, sol plat et non durci, jamais en pente, à plus de 2 m d’un mur ou d’un arbre.
Le robot arrive devant sa base et repart
Les cinquante derniers centimètres se jouent sur un repère physique. Le robot cherche les lames de contact de la station, et le Landroid Vision lit en plus un code QR imprimé sur la base : cette machine ne communique avec sa station ni en Wi-Fi ni en Bluetooth. Pollen, herbe humide collée, oxydation verte sur le cuivre, et le repère devient illisible. Worx affiche alors l’erreur E8.
Le test tient en trente secondes. Essuyez les deux paires de contacts au chiffon sec, poussez le robot à la main sur la station, et regardez le voyant.
Vérifiez ensuite l’implantation. Le code QR doit rester propre, non décoloré et hors d’un abri fermé ; Worx précise qu’une exposition en plein soleil suffit à le rendre illisible. Sur le Landroid Vision, la station va sur le bord droit de la pelouse, contacts et code tournés vers la zone de tonte, puisque le robot longe dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le détail est repris dans notre fiche du Landroid Vision M600.
Le couloir de retour fait moins d’un mètre
Sans câble à suivre, le robot franchit un passage en visant le milieu, avec une marge de chaque côté. Segway demande 100 cm de large et 40 cm de haut au minimum pour qu’un Navimow i, i2 LiDAR Pro ou X4 traverse un portillon ou une clôture. C’est près du double de ce qu’avale un robot filoguidé, qui suit son fil et frôle la haie au passage.
Le symptôme se lit sur la carte : le robot rentre depuis la pelouse principale, jamais depuis la zone du fond. Mesurez au plus étroit, entre les obstacles réels et non entre les piquets. Une île interdite tracée trop large autour d’un massif referme elle aussi le seul couloir : comparez le trajet de retour affiché à votre carte, le trou se voit tout de suite.
La batterie n’a plus la réserve du trajet
Une batterie lithium de robot tondeuse tient 500 à 1 000 cycles complets, soit trois à six saisons sur une petite pelouse, deux à trois quand la machine enchaîne plusieurs charges par jour. En fin de vie, la tension s’effondre dès que le moteur force : l’application annonce encore 15 %, le robot part, aborde une montée, et s’arrête.
Notez le pourcentage affiché au moment de l’arrêt sur trois tontes de suite. Entre 10 et 20 %, de façon reproductible, c’est la batterie ; une valeur qui saute d’une fois sur l’autre désigne autre chose. La pièce se remplace seule. Vérifiez d’abord la garantie : 3 ans chez Segway et Mammotion, 3 ans chez Ecovacs mais 2 ans sur la batterie, 2 ans chez Worx portés à 3 ans si le produit est enregistré.
Quand le service après-vente devient nécessaire
Une seule combinaison ne laisse plus d’explication d’usage : station à sa place et déclarée comme telle, contacts propres, passage supérieur à 100 cm, batterie de moins de deux saisons, et des arrêts à des endroits différents, sans message. Cherchez du côté d’une roue motrice, du récepteur de position ou de la carte de charge, et n’ouvrez rien vous-même.
La garantie du fabricant s’ajoute à la garantie légale de conformité de deux ans, qui s’exerce auprès du vendeur et non de la marque (service-public.fr). Segway réclame le numéro de série, l’heure de l’incident, une photo ou une vidéo, et la réponse à « la station a-t-elle été déplacée ».
Hors garantie, une carte de charge et sa main-d’œuvre sur un robot de six ans approchent le prix d’une machine neuve d’entrée de gamme. Pour une petite pelouse, le Navimow i105E tient ce rôle.
À lire ensuite : où planter le mât de l’antenne RTK et l’hivernage sans perdre la carte.
Questions fréquentes
Faut-il retracer toute la carte du jardin si on déplace la station de charge ?
Non, à condition de déclarer le déplacement. Chez Segway : Paramètres > Tondeuse > Entretien et outils > Déplacer la station de charge, puis « J'ai uniquement déplacé la station de charge ». La carte reste valable, seul le point d'accostage se recalcule. La retrace complète ne s'impose que si l'antenne de référence a bougé, puisqu'elle sert d'origine au repère. Déplacer les deux le même jour est la pire combinaison, et la plus fréquente au remisage d'hiver.
Mon robot s'arrête toujours au même endroit en revenant, que faut-il regarder ?
Un arrêt reproductible au même point désigne le terrain, pas l'électronique. Mesurez la largeur réelle du passage, entre les obstacles et non entre les piquets : Segway demande 100 cm de large et 40 cm de haut au minimum. Regardez la pente à cet endroit, une roue patinant plus facilement au retour, batterie basse. Vérifiez enfin vos zones interdites : un massif agrandi de trente centimètres referme le seul couloir.
Un garage ou un abri peut-il empêcher le robot de rentrer ?
Oui, de deux façons selon le repérage. Sur un robot GNSS, Segway demande qu'un abri de fabrication maison soit exempt de métal, le plastique étant préféré : une tôle au-dessus de la station dégrade le signal là où le robot a besoin de sa meilleure précision. Sur le Landroid Vision, qui lit le code QR de sa base, un abri fermé le masque et déclenche l'erreur E8. Un toit ouvert sur trois côtés règle les deux cas.