Robot Tondeuse
Conseil

Robot tondeuse qui tond mal et laisse des bandes : 5 causes fréquentes

Des lames de robot tondeuse tiennent entre 3 semaines et 3 mois selon la marque, et c'est la première chose à regarder quand la pelouse sort rayée. Les quatre causes suivantes ne sont pas des pannes non plus : un planning trop maigre, un chevauchement de passages mal réglé, de la rosée, des roues qui glissent.

Par Antoine
Pelouse rayée de bandes d'herbe plus hautes, le soir, un robot tondeuse arrêté au bout d'un passage

Des lames de robot tondeuse tiennent entre trois semaines et trois mois selon la marque, et c’est la première chose à regarder quand la pelouse sort rayée. Les quatre autres causes ne sont pas des pannes non plus : un planning trop maigre, un chevauchement de passages mal réglé, de la rosée, des roues qui glissent. Le tri prend cinq minutes. La panne matérielle arrive en dernier, et elle est rare.

Le tri en cinq minutes

Sortez au moment où le robot vient de finir un cycle, et prenez ces six questions dans l’ordre.

  1. Les pointes des brins sont blanchies et effilochées, sur toute la pelouse ? Les lames sont usées.
  2. L’herbe a repris plusieurs centimètres entre deux passages, et elle est dense ? Le planning ne suit pas la pousse.
  3. Les bandes sont parallèles, régulières, de la largeur d’une main ? Les trajectoires ne se chevauchent plus.
  4. Le dessous du robot est bourré d’herbe collée, et il sort avant 10 h ? La rosée est en cause.
  5. Les bandes apparaissent dans la pente, avec des traces de roues à côté ? Les roues patinent.
  6. Rien de tout cela, lames neuves, et le disque tourne au ralenti ou s’arrête en charge ? Là, c’est matériel.

Les lames tiennent de trois semaines à trois mois, pas six

Une lame de robot pèse quelques grammes et tranche par sa vitesse de rotation. Émoussée, elle ne coupe plus : elle arrache le brin, qui blanchit et s’effiloche dans les 24 à 48 heures. C’est le signe le plus sûr, et il se lit à genoux, sans rien démonter.

L’intervalle de remplacement circule partout sous la forme « toutes les 6 à 8 semaines ». Il ne vaut que pour une marque.

MarqueIntervalle indiqué par le constructeur
Husqvarna Automower3 à 6 semaines (9 à 12 semaines pour le disque EdgeCut)
Segway Navimow1 à 2 mois en usage régulier
Dreame6 à 8 semaines
Mammotion Luba3 mois, ou 150 heures de tonte

Remplacez le jeu complet, jamais une lame seule : trois lames dont une neuve déséquilibrent le disque, qui se met à vibrer et coupe moins net. Les vis partent avec les lames, et Segway indique un couple de serrage de 1 N·m sur les siennes. Vérifiez ensuite que chaque lame pivote librement autour de sa vis.

Le planning compte plus que la hauteur de coupe

Le robot mulche. Il prélève quelques millimètres à chaque sortie et laisse les brins au sol. La règle agronomique est de ne jamais couper plus d’un tiers de la hauteur. Quand la pousse dépasse ce que le robot prélève, l’écart s’accumule, et la pelouse finit rayée sans qu’aucune pièce soit en cause.

La surface annoncée par un constructeur suppose une tonte quotidienne. Le Dreame A1 Pro est donné pour 2 000 m² à ce rythme-là ; en mode Standard, il avance à 120 m² par heure, soit sept heures et demie pour un jardin de 900 m². Trois sorties par semaine en mai ne suffisent pas. Comptez cinq à six sorties d’avril à juin, trois à quatre en juillet et en août.

Vérifiez la hauteur dans la foulée. Une hauteur trop basse sur une herbe haute ne raccourcit rien : les brins se couchent devant le châssis et passent sous le robot sans être coupés. Descendez par paliers de 10 mm, une semaine entre chaque.

Des bandes parallèles et régulières : le chevauchement ou le positionnement

C’est la cause propre aux robots sans fil périphérique, et elle se reconnaît à la régularité du motif. Un robot RTK, LiDAR ou à caméra tond en lignes calculées à l’avance ; si deux lignes voisines ne se recouvrent pas, il reste une bande entre elles, toujours de la même largeur.

Sur un robot à correction RTK, la position est donnée à 2 cm près tant que l’antenne et la machine voient les mêmes satellites. Sous un couvert d’arbres, contre un mur, près d’une toiture métallique, le nombre de satellites communs s’effondre et la position dérive de quelques dizaines de centimètres. Les passages se décalent d’autant. Segway fournit un analyseur de signal satellite dans son application, sous Réglages : lancez-le pendant que le robot travaille dans la zone rayée, pas depuis la terrasse.

Sur un robot LiDAR ou à caméra, le mécanisme est différent. Une lentille couverte de poussière et de sève fait détecter des obstacles qui n’existent pas, et le robot contourne une zone entière plutôt qu’une bande. Un chiffon microfibre, puis un cycle de vérification sur la zone, tranchent en dix minutes.

Côté réglages, augmentez le chevauchement des trajectoires et décalez l’angle de tonte d’un passage à l’autre : deux cycles ne repassent plus au même endroit. Déclarez en zone interdite les dalles et les regards que le robot prend pour des obstacles. Les couloirs de moins de 60 cm se traitent en zone séparée, sinon la machine fait demi-tour avant d’y entrer.

La rosée fait plus de dégâts que la pluie

Un brin mouillé plie au lieu de se tenir droit. Le robot passe au-dessus, et l’herbe se relève une heure plus tard, intacte. Pendant ce temps, les résidus humides s’agglomèrent sous le carter et forment un bouchon qui freine le disque de coupe.

Le capteur de pluie ne protège de rien ici : il renvoie la machine à sa station pendant une averse, et la reprise se fait à la fin de l’averse. La rosée, elle, ne déclenche aucun capteur.

Relancez le même cycle à 15 h sur la zone rayée. Si elle sort propre, le créneau du matin était en cause. Déplacez la tonte après 10 h, et brossez le dessous du châssis toutes les deux à trois semaines.

Les roues qui patinent décalent la carte

Sur une pente humide, sur du gravier, sur des dalles, deux roues motrices glissent. La trajectoire réelle s’écarte alors de la trajectoire calculée, et le robot croit avoir couvert une bande qu’il a seulement longée. Les traces de roues à côté des zones non tondues confirment le diagnostic.

Retournez la machine et regardez les crampons : de la terre tassée entre les barrettes suffit à faire patiner. Une brosse et cinq minutes règlent le cas le plus courant.

Le reste est une affaire de conception. Le Dreame A1 Pro annonce 45 % de pente avec deux roues motrices, et perd de l’adhérence bien avant sur sol mouillé. Sur un terrain qui reste humide jusqu’à midi, un quatre roues motrices comme le Mammotion Luba Mini 2 AWD tient le dévers là où deux roues décrochent.

Quand le SAV est nécessaire

Une seule combinaison ne laisse plus d’explication de réglage : lames neuves, planning couvrant la pousse, herbe sèche, signal correct, et un disque de coupe qui tourne au ralenti, s’arrête sous charge ou refuse de démarrer. Le moteur de coupe ou sa carte sont alors en cause.

La garantie légale de conformité couvre deux ans à compter de la livraison, et pendant ces 24 mois le défaut est présumé antérieur à l’achat : c’est au vendeur de prouver le contraire. Une réparation prolonge la garantie d’un an. Les lames n’entrent pas dans ce cadre, jamais : ce sont des consommables.

Préparez le dossier avant d’écrire. Numéro de série, facture datée, une vidéo de dix secondes du disque en rotation, et la capture de l’historique de tonte de l’application, qui montre les cycles lancés et leur durée réelle.

Hors garantie, le devis d’un moteur de coupe posé approche souvent la moitié du prix d’un robot neuf d’entrée de gamme. À ce niveau, un remplacement se discute : le Dreame A1 Pro, relevé à 799 € le 13/09/2026, se repère au LiDAR sans antenne et couvre 2 000 m² annoncés à raison d’une tonte quotidienne.

Les deux pannes voisines : une antenne RTK mal placée fabrique exactement le même motif de bandes, et un remisage d’hiver bâclé se paie sur la première tonte de mars. Pour un terrain qui décroche dès qu’il est humide, notre sélection de robots pour terrain en pente classe les modèles par pourcentage tenu.

Questions fréquentes

Peut-on aiguiser les lames d'un robot tondeuse plutôt que les changer ?

Non. Une lame de robot pèse quelques grammes et coupe par sa vitesse, pas par sa masse : l'affûtage lui retire de la matière et déséquilibre le disque, qui se met à vibrer. Les constructeurs livrent d'ailleurs les lames par jeux de six, neuf ou douze, avec leurs vis, pour une dizaine d'euros. C'est un consommable, au même titre qu'un filtre. Un jeu complet se remplace en un quart d'heure, vis comprises, et la vis usagée ne se réemploie jamais.

Un robot tondeuse peut-il rattraper une herbe de 15 cm ?

Pas seul. La plupart des robots sans fil acceptent 6 à 10 cm de hauteur avant que les brins ne se couchent devant le châssis au lieu de passer sous le disque. Au-delà, la pelouse se rabat d'abord à la tondeuse classique, à 6 ou 7 cm. Le robot reprend ensuite la main à sa hauteur maximale, puis descend de 10 mm par semaine jusqu'à la hauteur visée. Descendre d'un coup arrache la plante et jaunit la pelouse en trois jours.

Pourquoi une bande reste-t-elle toujours le long du mur ?

Ce n'est pas un défaut de réglage : le disque de coupe est centré sous le châssis et les normes de sécurité imposent un retrait des lames par rapport au bord. Il reste donc 10 à 30 cm d'herbe selon les modèles, contre 10 à 15 cm sur les robots à double disque. Aucun réglage ne la supprime. Un coupe-bordure passé une fois par mois règle la question, ou un massif planté le long du mur.