Robot tondeuse qui perd le signal RTK : 5 causes fréquentes
Un robot tondeuse perd le signal pour cinq raisons, et quatre se règlent sans SAV. La première est un feuillage qui s'est refermé au-dessus de l'antenne. La deuxième surprend : sur la plupart des modèles vendus aujourd'hui, la correction ne vient pas du ciel mais d'Internet, et c'est la box qui lâche, pas les satellites.
Un robot tondeuse perd le signal pour cinq raisons, et quatre se règlent sans ouvrir de dossier au SAV. La première est un feuillage qui s’est refermé au-dessus de l’antenne depuis la cartographie. La deuxième surprend : sur la plupart des modèles vendus aujourd’hui, la correction centimétrique ne descend pas du ciel, elle arrive par Internet.
Le tri en cinq minutes
- Le robot s’arrête toujours au même endroit, sous le même arbre, plutôt en fin de printemps ? Le ciel s’est refermé.
- Aucune antenne plantée dans le jardin ? Sa correction passe par le réseau : regardez la couverture d’abord.
- Le voyant de la station de référence clignote au lieu de rester fixe ? Elle a bougé, ou son mât penche.
- Le décrochage se produit derrière l’abri, au fond du terrain ? La liaison radio ne porte pas jusque-là.
- Rien de tout ça ne colle ? Reste le câble de l’antenne, puis la mise à jour. C’est là que commence la vraie panne.
Le feuillage s’est refermé au-dessus de l’antenne
Le feuillage absorbe les fréquences que les constellations GPS et Galileo emploient, et il les absorbe d’autant mieux qu’il est mouillé. Husqvarna chiffre le seuil dans sa documentation EPOS : une couronne d’arbre de plus de 4 m de large suffit à couper la vue du ciel.
Le calendrier confirme : cartographié en avril sous des branches nues, le même coin décroche chaque jour à la même heure dès le mois de juin.
Le test se fait dans l’application, sous Paramètres puis Analyseur de signal satellite chez Segway : les points bleus sont les satellites que le robot et l’antenne voient tous les deux, les orange ceux que l’antenne seule capte. Sous un houppier, le bleu disparaît d’un côté du ciel.
Déplacez l’antenne vers un point qui voit plus de satellites, à 2 m au moins de tout bâtiment et de tout arbre, comme l’impose le manuel du GOAT O800 RTK. Si ce point n’existe pas, déclarez la zone en exclusion et taillez l’hiver suivant.
La correction ne vient pas du ciel, elle vient d’Internet
Nous plaçons cette cause en deuxième parce qu’elle est la plus mal diagnostiquée. Sur les seize robots suivis ici, deux réclament encore une antenne plantée dans la pelouse, le Segway Navimow i105E et l’Ecovacs GOAT O800 RTK. Les quatorze autres se repèrent au LiDAR, ou reçoivent leur correction d’un réseau de stations par le Wi-Fi ou la 4G.
Husqvarna l’écrit sans détour pour ses installations EPOS raccordées à son cloud : le robot ne fonctionnera pas sans connexion Internet. L’écran affiche « Aucune donnée de correction disponible ». Le propriétaire scrute le ciel, le défaut est chez son opérateur.
Le décrochage suit alors la couverture réseau : il tombe en pelouse dégagée, ou du jour au lendemain après un changement de box.
Le test prend trois minutes : traversez la pelouse avec votre téléphone en regardant les barres. Husqvarna demande au moins une barre de réseau partout où le robot travaille.
La parade dépend de ce qui manque : un répéteur mesh pour le Wi-Fi, un module de données cellulaires pour la 4G. Une station de référence locale, qui fabrique sa correction sur place, supprime la question.
La station de référence a bougé de quelques degrés
La carte est tracée par rapport à la position de la station. Le mât s’incline de trois degrés, la référence se décale, la carte entière glisse. Le manuel du GOAT O800 RTK interdit pour cette raison de planter la station sur un sol spongieux.
Le voyant tranche seul : bleu fixe, le signal est bon ; bleu clignotant, l’emplacement est à changer. Ecovacs range ce défaut sous les codes E504, E505 et E650.
Remettez la station là où elle était, d’aplomb, puis coupez et rallumez. Attendez une minute pleine avant de juger le voyant : c’est le délai que donne le constructeur. S’il clignote encore, changez d’emplacement et refaites la carte.
La liaison entre la station et le robot ne porte pas jusqu’au fond
La station parle au robot par radio, pas par satellite. Chez Ecovacs, c’est une liaison LoRa en 863-870 MHz, donnée pour un rayon utile de 300 à 400 m. Cette portée s’effondre dès qu’un abri de jardin ou un mur de pierre se met en travers.
Le constructeur donne le seuil qui compte : une zone privée de signal ne doit pas dépasser 10 m de long et de large. En dessous, les capteurs visuels prennent le relais. Au-delà, le robot dérive.
Le signe ne varie pas : le même coin, derrière le même obstacle, à n’importe quelle heure. Déportez l’antenne vers le centre du jardin plutôt que vers son plus beau morceau de ciel.
Le câble de l’antenne, puis la mise à jour
L’antenne n’a pas d’alimentation à elle. Elle se branche sur un port dédié de la station de charge, le court des deux. Segway commence son dépannage par là, et non par le ciel : vérifiez que le câble est bien enfoncé, et si une rallonge est en place, débranchez-la pour voir si le signal revient sans elle.
Vient le firmware, qu’on oublie parce qu’il est invisible. La liaison radio sert aussi à mettre à jour le logiciel de la station. Une base débranchée tout l’hiver rate ses correctifs et redémarre au printemps en retard sur le robot.
Reste ce qui passe tout seul. Une averse dégrade la réception le temps qu’elle dure, une tempête solaire bien plus longtemps : celle de mai 2024 a cloué des centaines de tracteurs guidés par GPS dans le Midwest américain. Un décrochage qui se répare seul du jour au lendemain n’a pas de coupable dans le jardin.
Quand le SAV devient nécessaire
Une seule combinaison ne laisse plus d’explication de réglage : ciel dégagé au-dessus de l’antenne, câble contrôlé sans rallonge, station d’aplomb à sa position d’origine, voyant qui clignote encore après un redémarrage complet, et analyseur sans aucun satellite. C’est l’électronique de l’antenne ou le récepteur du robot.
Préparez le dossier avant d’écrire : numéro de série, capture de l’analyseur, photo de l’emplacement de l’antenne, code d’erreur. Ces quatre pièces évitent le premier aller-retour, celui où l’on vous demande de déplacer l’antenne.
La garantie couvre trois ans sur les deux robots à antenne de notre sélection. Ecovacs ramène la batterie à deux ans et exclut les lames. Hors garantie, remplacer une antenne revient cher pour un matériel qui restera sensible au même feuillage. Nous conseillons plutôt de changer de principe de repérage : le Navimow i210 LiDAR Pro croise un LiDAR 3D, une caméra et une correction reçue par le réseau, sans rien à planter ni à alimenter.
Les autres pannes qui envoient un robot sans fil à l’arrêt : poser l’antenne RTK au bon endroit, choisir un robot pour un jardin ombragé et hiverner la machine et sa station.
Questions fréquentes
Mon robot n'a pas d'antenne dans le jardin : peut-il quand même perdre le signal RTK ?
Oui, et c'est devenu le cas le plus courant. Un robot sans mât reçoit sa correction d'un réseau de stations en ligne, par le Wi-Fi ou par sa 4G. Coupez Internet, la correction s'arrête. Husqvarna l'écrit pour ses installations EPOS en cloud : sans connexion, le robot ne fonctionne pas.
Faut-il refaire la carte après avoir déplacé l'antenne RTK ?
La carte est tracée par rapport à la position de la station : si elle bouge, les limites ne tombent plus au bon endroit. Ecovacs demande d'abord de la remettre là où elle était. La recartographie ne s'impose que si le nouvel emplacement est définitif.
Un robot tondeuse peut-il continuer à tondre sans signal ?
Sur une petite surface, oui. Ecovacs chiffre la tolérance : une zone privée de signal ne doit pas dépasser 10 m de long et de large, les capteurs visuels prenant le relais en dessous. Au-delà, le robot dérive et s'arrête.